|
|
 |
|
Activités de la clinique |
| |
|
06/03/2006 |
Table ronde sur les Endocardites sur prothèses |
Discussion sur les EIP et recommandations pour le suivi bactériologique Pr BELHADJ S, Pr LAZREK, Dr FARES, Dr SEKKAT, Dr LATRACHE
>>>suite |
 |
|
|
QUEL EST LE TRAITEMENT DU CANCER DE VESSIE ? |
Le traitement est fonction du stade Le premier temps du traitement est toujours l'ablation du polype par les voies naturelles (voie endoscopique), qui enlève les lésions visibles, et permet par l'analyse au microscope de préciser le grade et le stade de la tumeur. Le traitement dépend ensuite du grade, du stade, et de l'état général du patient. Dans les tumeurs superficielles, le contrôle de la maladie et la survie à long terme sont obtenus par la simple ablation de la tumeur par les voies naturelles, avec ou sans traitement complémentaire par des instillations intravésicales (BCG ou Mitomycine). Pour la majorité des tumeurs infiltrantes (profondes) l’ablation de la vessie est le traitement le plus efficace. Pour celles ayant une extension locale (ganglion) ou à distance (métastase), le traitement habituel nécessite une chimiothérapie avec ou sans radiothérapie associée. La résection endoscopique de tumeur de vessie Dans tous les cas de polypes de vessie, la première étape du traitement et d’enlever le polype par les voies naturelles. Cette ablation par les voies naturelles est appelée résection endoscopique. L’opération se fait sous anesthésie générale, ou en endormant seulement le bas du corps (rachi-anesthésie). On utilise un instrument (résecteur) introduit dans l’urètre, qui permet de raboter le ou les polypes, et de coaguler la zone d’implantation. En fin d’opération, on met une sonde urinaire qui permet un lavage de la vessie en post-opératoire. Elle est enlevée 24 à 48 heures après l'opération. Le ou les polypes enlevés sont examinés au microscope, ce qui permet de déterminer leur caractère superficiel ou profond. Instillations endo-vésicales Les instillations consistent à introduire dans la vessie un liquide, qui va agir sur la paroi de la vessie. Leur but est de diminuer le risque de récidive des tumeurs superficielles. On les utilise donc en cas de tumeur superficielle récidivant dans l'année, en cas de tumeurs multiples dans la vessie, en cas de tumeur légèrement infiltrante (pT1). Le BCG et la Mitomycine sont les produits les plus utilisées. Ces instillations se font après l'ablation de tous les polypes présents dans la vessie. BCG : le bacille Calmette-Guérin est utilisé habituellement pour la vaccination contre la tuberculose. Son mode d'action dans la vessie est inconnu, mais le BCG y stimulerait l'immunité et la paroi de la vessie pourrait alors "rejeter" les cellules tumorales. L'efficacité du BCG utilisé dans la vessie pour prévenir ou espacer les récidives des tumeurs de la vessie a été découverte en 1975. L'efficacité du BCG prophylactique est d'environ 60 % dans les polypes superficiels récidivants, et de 70 % dans le carcinome in-situ. Le traitement habituel consiste en une instillation toutes les semaines pendant 6 semaines, puis 3 instillations hebdomadaires 3 mois plus tard. Les protocoles de traitement sont en fait assez variables. En cas de récidives multiples, certains conseillent un traitement de maintenance (1 fois par mois), dont le bénéfice n'est pas prouvé. Différentes souches de BCG ont été utilisées, mais celle utilisée actuellement en France est du BCG lyophylisé (Immucyst®). Mitomycine C (Amétycine®): cet antibiotique anti-tumoral est également utilisé en instillations dans la vessie, avec des instillations hebdomadaires pendant 8 semaines. Comment se passent les instillations endo-vésicales ? Pour faire l'instillation (de BCG ou de Mitomycine), on passe une fine sonde urinaire dans l’urètre, et on injecte le produit directement dans la vessie. La sonde est ensuite enlevée, et le patient garde le produit dans la vessie. La principale précaution est de ne pas administrer le BCG si les urines sont sanglantes (risque d'infection par le BCG). Les instillations se font en consultation externe, et ne nécessitent pas d'anesthésie. Pour améliorer l'efficacité du traitement, il est conseillé de diminuer les boissons à partir de la veille. De plus, on demande au patient de ne pas uriner et ne pas boire pendant 2 heures après l'instillation du produit (pour augmenter la durée de contact entre le produit et la paroi vésicale). Le traitement est bien supporté en dehors de symptômes irritatifs dans les 24-48 heures suivant l'instillation. Il est fréquent, surtout avec le BCG, d'avoir des trouble urinaires (besoins fréquents, envies pressantes), voire une fièvre modérée, le soir et le lendemain du traitement. Ces troubles sont normalement transitoires. En cas de persistance, on peut éventuellement espacer les instillations, conseiller un traitement antalgique et/ou anti-inflammatoire. Il faut absolument contacter son urologue en cas de fièvre élevée et/ou persistante après une instillation. L’instillation est répétée 1 fois par semaine pendant 6 (BCG) ou 8 (Mitomycine C) semaines. Un contrôle de la vessie par fibroscopie est généralement prévu 4 à 6 semaines après la dernière instillation.
>>>suite |
 |
|
|
Table ronde sur les endocardites sur prothèses |
|
Aspects biologiques des endocardites sur prothèses présenté par le Dr LATRACHE Abderrahmane au service de la chirurgie cardiovasculaire
>>>suite |
 |
|
|
 |
|
|
|
|
|
|